Février

OUVRONS LA PORTE À LA CHARITÉ

Dans notre quartier, il y a des gens qui n’ont pas suffisamment à manger, qui sont seuls. Il y a des citoyens qui n’ont pas d’économie pour donner des cadeaux aux autres. Des personnes ont voulu s’engager pour combler ces besoins. Des intervenants des organismes communautaires de notre quartier ont voulu aider ces gens. Ils font appel à des personnes qui veulent aider, y compris des jeunes. Nous, Salut!Terre du club de Montréal Villeray, étions là. Même le député de notre quartier et qui est aussi notre premier ministre, Justin Trudeau, était présent. Nous avons pu donner de la nourriture et des cadeaux à ceux et celles qui ne pouvaient pas s’en procurer comme ils le souhaitaient. Et non seulement cela, nous avons pu créer des liens d’amour, d’amitié et de solidarité entre nous. Nous avons donc ouvert la porte à la charité. Tout cela contribue à transformer notre quartier. Les gens se parlent plus, se sourient, se donnent des poignées de main. Des liens entre les différentes communautés culturelles ainsi qu’entre les générations se créent. Un nouveau Villeray est arrivé. Un Villerayonne ! Montréal, Villeray

ARTS ET SPIRITUALITÉ EN MUSIQUE

L’hiver, moment de l’année où parfois tout peut nous sembler sombre et lourd. Une méditation sur certaines œuvres nous fait entrevoir comment être des Porteurs d’espérance, selon notre prochain thème; comment passer De la mélancolie à l’espérance Bist du bei mir (Stölzel, 1718) « Si tu restes avec moi, alors j’irai en joie » dit ce joli air, faussement attribué à Bach. L’amour ne chasse-t-il pas les brumes du désespoir et de la solitude? Version d’Elisabeth Schwarzkopf d’une belle lenteur expressive ou la voix amoureuse de Janet Baker dans le film « Joyeux Noël ». Symphonie 9 (Beethoven, 1824) Une symphonie de cheminement : le premier mouvement voit les forces contraires du chaos et de la lumière se défier; le second lance avec humour un défi à l’ambiguïté; le troisième, sublime, console des peines rentrées et apaise (thème du film « Bonhoeffer »; « l’Hymne à la Joie », enfin, nous mène droit au ciel où un Père aimant et la fraternité universelle nous attendent. Versions Furtwängler, Karajan ou Fricsay. Symphonie 7 (Bruckner, 1884) Une autre symphonie de cheminement par un compositeur clairement catholique. Le premier mouvement illustre les conflits imprévisibles de la vie, soutenus grâce à la présence de Dieu; l’Adagio, un sommet de grandeur et de noblesse, révèle la conviction de ne jamais être confondu qui sous-tend cette solidité; le Scherzo contrebalance la tension du quotidien par une gentillesse idyllique; le dernier mouvement repousse les épreuves avec confiance. Version Jochum. Symphonie 9 (Bruckner, 1903) Une symphonie-testament, une cathédrale sonore, dédiée « Au bon Dieu », pour exprimer la foi catholique de l’auteur. Le cheminement spirituel passe par la quête de sens torturée du premier mouvement et les cauchemars grinçants du deuxième, sans rien nier de la difficulté de vivre. Le voyage intérieur continue dans l’Adagio final où l’angoisse se résout dans le saut de la foi, dans l’assentiment tranquille à l’alliance avec Dieu. Version Davis. Sylvain Bélec Coordonnateur

MÉDAILLE DU MÉRITE DIOCÉSAIN

Les jeunes des clubs Salut!Terre du diocèse de St-Hyacinthe se sont vus décernés la Médaille du Mérite Diocésain lors du souper de l'évêque du 8 janvier dernier, pour la qualité de leur engagement social, environnemental, pastoral et diocésain. Mgr François Lapierre a souligné comment la pédagogie du Mouvement aidait les jeunes à comprendre et à vivre les fruits de leur baptême. Il a aussi fait ressortir à quel point la formation au leadership et le Projet Kitcisakik permettaient aux membres de faire partie prenante de la mission de l'Église. Mgr Lapierre a également insisté sur l'appui des religieux de Sainte-Croix à l'oeuvre de Salut!Terre, un appui rare de nos jours en pastorale-jeunesse. 13 jeunes, 5 animateurs-trices locaux et le coordonnateur Sylvain Bélec ont reçu la Médaille des mains de Mgr Lapierre, devant un auditoire de 240 personnes engagées dans le diocèse. Ce qui a donné beaucoup de visibilité au Mouvement. Sylvain Bélec Coordonnateur Mouvement salut!Terre

MÉDAILLE DU MÉRITE DIOCÉSAIN

Le dimanche 8 janvier dernier, plusieurs membres de Salut!Terre et moi-même avons été invités au souper de l’évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe qui se déroulait au séminaire de cette même ville. J’ai trouvé cela très étonnant que nous y soyons invités, puisqu’il y a un nombre de places limité. Je me doutais bien qu’il y avait une bonne raison et celle-ci était que notre mouvement recevait la Médaille du Mérite diocésain pour son engagement. Cette médaille est offerte par l’évêque à une personne ou un groupe qui s’est démarqué par son engagement exemplaire. Il n’y avait que 8 médailles remises, j’étais donc vraiment contente et fière que notre mouvement soit reconnu à sa juste valeur. Parce que, oui, nos clubs s’engagent beaucoup et parce que, oui, nous sommes de plus en plus nombreux. Mais cette expansion n’est pas un fait accompli, elle est le fruit de nos efforts constants pour nous renouveler en partageant notre foi et en propageant la Bonne Nouvelle! Nous ne faisons pas tout cela pour être récompensés, mais ça fait du bien de voir que notre engagement est apprécié. Je crois que nous avons impressionné les personnes présentes et que nous leur avons également donné de l’espoir tant qu’à l’avenir de notre Église. Nous sommes des jeunes dynamiques et impliqués et ça se voit partout où nous allons! Finalement, continuons à ouvrir la porte à la charité et plein de belles choses vont nous arriver! Éliane Bolduc Saint-Valérien

MÉDAILLE DU MÉRITE DIOCÉSAIN

Quelle belle surprise ce fut de recevoir l’invitation à participer au souper de l’évêque cette année et, en plus, de se faire dire que le Mouvement recevait un prix. Mais c’est quoi ce souper? Et quel prix? Nous étions un peu stupéfaits et dans le néant… Le souper de l’évêque est une tradition. Mgr Lapierre reçoit au séminaire tous ses collaborateurs (prêtres, diacres, agents et chargés de pastorale) pour un souper de fraternisation pour repartir la nouvelle année. Lors de ce souper, Mgr Lapierre fait la remise des Médailles du Mérite Diocésain. Ces médailles sont attribuées pour remercier des personnes et des institutions pour la générosité avec laquelle elles servent l’Église diocésaine par leurs œuvres et leur long service. L’évêque reconnaît en ces personnes quelque chose d’exceptionnel. Cette pratique s’est étendue à plusieurs diocèses de notre pays, de la France et de la Belgique. Avant le souper, nous avons participé aux vêpres dans la chapelle St-Antoine-de-Padoue du Séminaire de St-Hyacinthe. Wow! Quels trésors… Cette chapelle est un lieu enchanteur, un lieu d’une beauté inestimable. On reste bouche bée, c’est impressionnant. La chorale diocésaine était présente; les psaumes et les cantiques qu’elle interprétait étaient magnifiques. Si nous portions attention à l’expression de leur visage pendant le chant, nous pouvions ressentir ce que le psaume voulait nous transmettre. Le souper fut très bon. Voir tout ce monde voulant vivre leur mission de baptisé à leur manière rassemblé faisait que l’atmosphère était remplie de joie et de spiritualité. On se sentait super-bien. Mgr Lapierre est quant à lui super-COOL; comme toujours son discours est rempli d’humour et de joie, et il est dans une forme superbe. Ce fut un temps très fort pour nous, notre groupe, de recevoir cette médaille des mains de notre évêque. Savoir que ce que l’on fait, nous les jeunes, est reconnu, c’est important et valorisant. Mgr Lapierre a parlé de notre implication au diocèse dans diverses célébrations et activités, des camps pastoraux, de la formation au leadership, de nos implications dans nos milieux, de notre dynamisme et de l’importance de la congrégation de Sainte-Croix. C’était un très bon coup de visibilité pour le Mouvement aussi, car il y avait des représentants de toutes les paroisses du diocèse. Les Moussaillons de St-Césaire/Rougemont

AIDE À LA CATÉCHÈSE

Le 9 décembre passé, nous, les jeunes du club Les Moussaillons, avons participé à une rencontre du parcours catéchétique de la paroisse. Ce soir-là, tous les groupes de la paroisse de St-Césaire et le groupe de la confirmation de la paroisse de Rougemont étaient réunis pour une rencontre spéciale autour du thème de Noël. Il y avait des gens de tous les âges. Ce fût une rencontre inter générationnelle, super intéressante qui rassemblait environ 125 personnes. Ce soir-là, nous avons fait un témoignage, qui a porté sur certains aspects comme : -Ce que Salut! Terre était pour nous? Un lieu où apprendre à être soi-même et à mieux se connaître. -Pourquoi nous avons voulu continuer notre parcours après la confirmation? C’est une place où on peut échanger avec d’autres personnes qui ont les mêmes idéaux et les mêmes valeurs que nous. (On peut s’unir dans la différence). -Qu’est-ce que cela nous apporte? La satisfaction d’aider les gens sans rien attendre en retour. -Qu’est-ce que nous y faisons? On vit notre Foi d’une autre manière, d’une façon AMUSANTE. -En quoi nos engagements dans Salut! Terre vont nous aider dans notre vie? Confiance, organisation, responsabilité, sans les malaises. Ce qui fut très surprenant pour nous, c’est que les parents et adultes nous ont écoutés, ils sont venus nous voir, nous poser des questions et discuter avec nous. Ils sont restés surpris, stupéfaits, de voir autant de jeunes continuer de cheminer et de se rassembler dans la joie. Durant la soirée, nous avons aidé dans les divers groupes et leur avons aussi préparés une petite pièce de théâtre pour leur expliquer et leur faire réaliser le vrai sens de Noël. Ce qui fut un succès. Les 2 éléments qui se sont dégagés de cette petite mise en scène, pour donner un sens à cet événement, cette grande fête, Noël : - Aller visiter les personnes seules. – Donner aux autres. Et pour vivre ce deuxième élément avec la participation des parents, chaque jeune avait apporté un jouet avec lequel il ne joue plus pour déposer au pied du sapin près de la crèche pour l’offrir à des jeunes qui non pas leur chance. Ces présents (une cinquantaine) furent remis aux Chevaliers de Colomb de notre Ville et remis aux jeunes des familles défavorisées de la paroisse en même temps que les paniers de Noël. Pour nous, cette soirée fut très fructifiante; nous y avons vécu une très belle expérience. Les Moussaillons de St-Césaire / Rougemont

VINCENT DE PAUL, APÔTRE DE LA CHARITÉ

Vincent de Paul naît le 24 avril 1581 dans une famille de paysans des Landes en France. Ses parents sont pauvres sans être misérables. L’enfant est intelligent : son père le pousse à faire des études et l'envoie au collège. Il est ordonné prêtre à 19 ans. Au début de sa mission, au cours d'un voyage, il est enlevé par des pirates turcs et réduit en esclavage à Tunis pendant deux ans. Il se rend ensuite à Paris en 1608, il visite alors les pauvres malades de l'hôpital de la Charité et parcourt les salles où s'entassent les malheureux. Comment ne pas être alors choqué par le scandale de la pauvreté, quand la plupart des Parisiens vivent dans des lieux sordides, dépourvus de la moindre hygiène ? 1617 est l'année où tout va basculer dans la vie de Vincent. Il se retrouve dans les Dombes où il découvre la misère corporelle des pauvres et le peu d'organisation des secours. Pour y remédier, il crée la première Confrérie de la Charité, avec des dames de diverses conditions sociales. Désormais il va s'adonner entièrement aux missions populaires. Son projet de service corporel et spirituel des "pauvres gens des champs" va remplir toute sa vie. En 1625, il crée une société de prêtres missionnaires dont il sera le supérieur. Le but est simple : "Suivre le Christ évangélisateur des pauvres". Comme ils sont installés depuis 1632 dans l'ancienne léproserie de Saint-Lazare, on appellera ces premiers missionnaires les lazaristes. La simplicité, l'humilité, la douceur et le zèle sont, pour Vincent de Paul, les vertus principales de ces missionnaires. Plus tard, en 1639, il recueille les enfants trouvés – un par jour en moyenne –, crée un foyer pour les mendiants et un autre pour les vieillards. Travaillant passionnément à partir des réalités qui s’imposent à lui, toujours en lien avec d’autres, hommes et femmes, il cherche simplement à répondre aux besoins de son temps. Le corps épuisé, mais l'esprit et le cœur toujours vifs et inventifs, il meurt, à 79 ans, le 27 septembre 1660. Les œuvres de Vincent de Paul se sont poursuivies au cours des siècles, se propageant dans le monde entier. Les prêtres de la Congrégation de la Mission et les Filles de la Charité travaillent aujourd’hui sur tous les continents. Partout des bénévoles réunis en confréries de la Charité, comme les Équipes Saint-Vincent, la Société de Saint-Vincent-de-Paul, fondée par Frédéric Ozanam, et bien d’autres, se mettent au service des plus pauvres pour évangéliser en paroles et en actes. Johanne Petit Montréal Villeray 1 tiré de : Saint Vincent de Paul, Apôtre de la charité, Claude Lautissier cm - Eric Madsite web : http://www.mavocation.org/pretre/saints/718-vincent-de-paul.html

PÈLERINAGE À MT-ST-GRÉGOIRE EN MÉMOIRE DU FRÈRE ANDRÉ

Le 3 décembre dernier, en compagnie des clubs de Saint-Césaire, Marieville et Saint-Pie, nous avons fait un pèlerinage inspirant dans la municipalité qui a vu naître le Frère André, le tout, accompagné de notre fidèle coordonnateur Sylvain et du père Landriault csc qui nous a chaleureusement accueilli dans sa paroisse. Dans ce périple, nous avons appris que le frère André venait d’une famille nombreuse et avait la santé précaire, à l’inverse de sa foi immense et sans faille! Il avait une adoration toute particulière pour saint Joseph à qui il a dédié sa vie et pour qui il a bâti le plus gros site de dévotion et le plus visité au monde. Nous avons également rencontré deux frères de Sainte-Croix, les frères Nadeau et St-Michel, qui ont un passé de missionnaires assez impressionnant et qui nous ont inspiré par leur parcours de charité et de don de soi. Le père Landriault nous a partagé un épisode de sa vie où il enseignait à des jeunes hommes plutôt turbulents et ayant un passé trouble, à qui il permettait de reprendre leur vie en main et de repartir sur des bases plus solides. Cette partie de sa vie, il la chérit dans sa mémoire et dans son cœur, car il les aidait dans un moment charnière de leur vie. Enfin, la messe célébrée à la façon de Salut! Terre était profonde et partagée par chacun. Cette journée était une expérience du temps de l’Avent enrichissante et inspirante qui nous fait voir que la grandeur de la foi ne se mesure aucunement par la richesse matérielle, mais plutôt par la grandeur d’âme et la propension à aimer. Maryse Rivard et Catherine Noël, Team Holy Spirit de Saint-Valérien