Février

Restaurer notre maison commune, avec Jésus

Le thème de cette année est propice à une grande réflexion, d’autant plus que l’actualité quotidienne nous rappelle l’urgence de la situation. Mais qu’est-ce qui nous concerne plus particulièrement dans cet enjeu? Le pape François dans son encyclique «LAUDATO SI!» nous en révèle plusieurs clés. L’une d’elle nous a particulièrement rejoints lorsqu’il nous rappelle que «Le fait de réutiliser quelque chose au lieu de le jeter rapidement, parce qu’on est animé par de profondes motivations, peut être un acte d’amour exprimant notre dignité.» (no 211) Cela nous a amené à réfléchir à partir de petites scènes improvisées qui sont tirées de la réalité de notre quotidien. Que ce soit Philippe qui désire la dernière version de son cellulaire qui vient tout juste de sortir alors que le sien fonctionne encore très bien ou encore Nicole qui se prépare à acheter la robe de ses rêves pour son bal de finissants alors que sa mère (qui est très bonne couturière) lui propose plutôt de faire des retouches à la robe que sa cousine a porté il y a deux ans. Voici quelques questions qui ont fait l’objet de notre réflexion : Penses-tu que Nicole ou Philippe ont raison de vouloir acheter du nouveau? Pourquoi? Et toi que ferais-tu à la place de Nicole ou de Philippe? Ce choix peut-il aider à protéger la nature? Si tu achètes du neuf, quelles seraient les conséquences? Les jeunes du groupe étaient d’accord pour garder ce qui est encore bon surtout si c’est encore fonctionnel. Mais non sans un certain dilemme. Car beaucoup de facteurs viennent entraver nos choix : ce qu’en pensent les autres, la pression de la publicité, divers appareils qui sont conçus pour usage restreint, etc. Plusieurs de ces éléments devraient faire l’objet de débat et même de lois pour éviter la surconsommation. N’a-t-on pas déjà fait une loi pour obliger le port de la ceinture de sécurité sans les voitures pour éviter les décès? Alors pourquoi pas des lois pour protéger notre maison commune qui est la seule que nous ayons? Finalement on s’entend pour dire que ces choix sont très importants et qu’il ne faut surtout pas se laisser influencer par les autres. Ce sont donc de nombreuses questions que nous devons nous poser quand il s’agit de consommation responsable. Et ceci n’est-il pas essentiel lorsqu’on habite une «maison commune». Vivre en communauté nécessite d’en laisser pour les autres. Ce ne sont plus nos simples besoins personnels qui comptent mais le bien commun. En terminant, ne pourrait-on pas dire avec Pierre-Yves McSween : EN AS-TU VRAIMENT BESOIN? Le Club VilleRayonne

Des enfants heureux

Le 19 décembre dernier, j’ai participé en tant que bénévole à un événement pour les enfants. Je vous explique. La mère de mon ami est une des grandes responsables d’un organisme qui se nomme : Avant tout, les enfants. Cette organisation ramasse plusieurs dons durant l’année pour aider les enfants les plus défavorisés dans plusieurs circonstances. Par exemple, à chaque année à Noël, les premières et deuxièmes années de trois écoles, qui ont un haut taux d’élèves défavorisés faisant partie de la ville de Montréal ou de Québec, ont la chance de venir cette journée-là fêter Noël avec nous. En gros, cette journée consiste à amuser les enfants qui n’ont pas tous la chance de fêter Noël comme tous les autres parce que leurs parents n’ont pas les moyens de leur offrir une belle fête. Nous, les bénévoles, notre travail consiste à être soit une mascotte (rennes du Père Noël, ou autres mascottes de commandites) ou soit un surveillant de mascotte comme je l’étais. Ces surveillants sont déguisés soit en lutin ou en fée (dont moi). Bref, maintenant je vais vous parler de mon expérience. Cette année, ça faisait la deuxième année que je le faisais. L’année dernière j’avais été une mascotte cependant, cette année, j’ai voulu vivre l’expérience de surveillante de mascotte. L’expérience n’est vraiment pas la même. Cette année, j’ai vraiment pu remarquer la joie des enfants puisque je n’étais pas enfermée dans une énorme tête de mascotte. Ils étaient très contents d’être là. Il y en a plusieurs qui m’ont donné des câlins et plusieurs m’ont dit que j’étais une très belle fée. Ça m’a beaucoup touché de les voir si heureux parce que je suis très consciente que ce ne sont pas tous les enfants à Noël qui ont le privilège d’avoir une énorme pile de cadeaux. À la fin, lorsqu’ils se dirigeaient vers leur autobus, j’ai demandé à plusieurs d’entre eux qui se plaignaient que leur sac rempli de cadeaux étaient lourd s’ils étaient tout de même heureux d’avoir reçu autant de cadeaux. Il n’y en a pas un qui n’avait pas le sourire en me répondant. Évidemment, ils m’ont tous dit qu’ils étaient très contents que leur sac soit autant rempli. Tout ça pour dire que mon travail consistait uniquement à être à côté d’une mascotte (qui était mon copain), à sourire aux enfants, à donner des câlins aux enfants et puis de répondre à leur question. Pourtant, ce travail si simple a, selon moi, permis à tous ces enfants de vivre un excellent moment et peut-être même pour plusieurs d’avoir vécu le meilleur noël de leur vie. Je me suis vraiment rendue compte que des gestes si simples peuvent changer la vie des gens. À Pâques, il y a un autre événement de ce genre. J’espère y aller! Annabelle Morin, Villerayonne

La chasse aux phoques

Voici un texte que j’ai écrit à ma deuxième session de cégep sur un documentaire sur la chasse aux phoques aux Îles-de-la-Madeleine. Je crois qu’on peut facilement trouver le documentaire sur internet. J’ai apporté quelques modifications au texte original pour le rendre plus léger à lire (moins scientifique), en espérant que vous apprécierez ce sujet qui me touche beaucoup et qui touche l’axe de l’environnement, si cher à Salut-Terre. La chasse au phoque a longtemps été un moyen de subsistance des Madelinots jusqu’à ce qu’il se développe dans le domaine commercial. Cependant, celui-ci a été fortement affecté par les groupes animaliers de partout dans le monde (donc la figure de proue est Brigitte Bardot) qui ont sali l’image de cette pratique ancestrale à travers de campagnes publicitaires montrant les pires images. Des boycotts de nombreux pays ont affecté la vente des peaux de phoques. Devant la diabolisation de la chasse au phoque, le réalisateur du film veut qu’on se souvienne d’autre chose que ce que ces groupes ont inscrit dans notre mémoire collective (à travers des photomontages sophistes et démagogiques). À un moment, un chasseur nous dit qu’il fait partie du peuple le plus pacifique au monde, où il règne une sainte paix, et que d’un jour à l’autre ils sont devenus des sauvages. La pratique de la chasse est tellement ancrée culturellement chez les habitants qu’elle continue chez la nouvelle génération qui réinvente la cuisine pour utiliser l’entièreté de la viande de phoque (pas de gaspillage) et les marchés asiatiques sont friands de cette viande. Le défi est d’autant plus grand devant les changements climatiques qui sont très significatifs et visibles dans la région. Les glaces se font de plus en plus rares sur la mer et cela à un fort impact sur la biodiversité de la région. Le phoque gris provenant des USA est de plus en plus abondant et sa technique de chasse est différente du loup-marin du Groenland, qui n’a plus besoin de demeurer au-dessus des glaces pour respirer. La chasse du phoque est bénéfique pour la biodiversité au sens où leur surpopulation affecte la présence des crabes et des homards, qui est aussi très importante pour l’économie locale. J’ai trouvé ce documentaire plus qu’excellent et je ménage mes mots. Au-delà de la chasse, un seul mot me venait en tête pour décrire le style de vie des habitants : liberté. Le documentaire m’a fait un bien fou et m’a rappelé comment nous vivions il n’y a pas si longtemps au Québec avant la révolution tranquille et l’urbanisation massive. Oui, la vie de ces chasseurs/pêcheurs est extrêmement dure, la température exécrable et l’isolement total ne doivent pas être faciles à vivre. La vie communautaire et l’environnement naturel n’ont pas de prix. Je me demande s’il existera toujours des endroits comme ça avec la mondialisation. J’ai appris que les Madelinots étaient davantage culturellement près des Acadiens que des Québécois. Leur accent est tout à fait charmant et addictif. J’ai adoré. J’ai été surpris par la fête de Mi-Carême, une tradition pratiquement absente chez nous en Montérégie. Le documentaire m’a fait penser à mon expérience à Kitcisakik (au beau milieu des bois dans la réserve faunique La Vérendrye en compagnie des autochtones). J’en avais parlé avec des amis réfugiés syriens qui ne comprenaient pas comment je faisais pour aller vivre là-bas au milieu des mouches. Pour eux c’était inconcevable, et pourtant ils ont vécu la guerre et le climat désertique. Je crois qu’on ne réalisable pas, nous, les Québécois, le génie par lequel nous somme arriver à survivre dans nos conditions. On peut voir que l’environnement conditionne nos comportements et notre façon de vivre. Notre environnement crée notre culture, nos coutumes et même notre caractère. Au départ, les Madelinots chassaient le phoque, pour subsister. Les terres des Îles ne sont pas propres à l’agriculture, la chasse du phoque permet au peuple d’assurer un peu de souveraineté alimentaire. C’est pourquoi il est important que cette pratique ne se perde pas dans la mémoire des gens. François Dufour, Les soldats du Christ de Rougemont

Un projet pour l'an prochain? Des valentins pour les vétérans!

Depuis 1996, Anciens Combattants Canada organise l’envoi de cartes de la Saint-Valentin aux vétérans vivant en établissements de soins de longue durée. On peut les confectionner et les envoyer n’importe quand dans l’année; et Anciens Combattants Canada fait parvenir l’année suivante les cartes reçues après la date limite. Nous pourrions les créer en vue de la Saint-Valentin 2021. C’est une bonne occasion de dire aux vétérans ce qu’il représente à nos yeux et de les remercier pour leur service, leurs sacrifices et leur dévouement. Un poème original et-ou un dessin sont très appréciés. Les vétérans francophones reçoivent moins de cartes ; nous pourrions combler en partie cette lacune. Dites-moi ce que vous en pensez lors des prochains suivis. Sylvain Bélec, Coordonnateur