Janvier

ÉDITORIAL

OUVRONS LA PORTE À LA CHARITÉ Bonne Année! Je vous souhaite de la santé, de l’amour, du bonheur et de la charité! La charité n’est pas quelque chose que l’on souhaite pour la nouvelle année, mais je crois que l’on devrait le faire. Être charitable non seulement fait du bien aux autres, mais également à nous-mêmes, car aider les autres nous permet de nous sentir utiles et valorisés. De plus, recevoir de la charité lorsqu’on est dans le besoin contribue à notre bien-être. Comme l’année commence, nous avons plusieurs résolutions : bouger plus, manger mieux, etc. Mais pourquoi ne pas ajouter « prendre le temps de donner » à ces résolutions? Donner de son temps à sa famille avec qui on passe moins de temps, offrir un sourire avec un « bonne journée » à quelqu’un que l’on croise dans la rue ou tout simplement donner un coup de main pour se relever à quelqu’un qui est tombé dans la neige. Parce qu’être capable de donner, ça fait aussi partie de la charité. En conclusion, je vous souhaite donc de donner et de recevoir beaucoup de charité cette année, parce que ça fait beaucoup de bien à tout le monde. Éliane Bolduc St-Valérien

Arts et Spiritualité en Musique

En ce début de nouvelle année, une bonne résolution à prendre est d’aller à la messe plus souvent. Pour se mettre dans l’atmosphère, quelques Œuvres liturgiques. Missa solemnis (Liszt, 1856) Un ordinaire de la messe complet : kyrie, gloria, credo, sanctus, benedictus et agnus dei. Une œuvre qui porte bien son nom, pour la consécration de la basilique d’Esztergom en Hongrie. Pour grandes occasions de longues méditations. Toccate et fugue 565 (Bach, 1707) L’œuvre pour orgue la plus connue du répertoire, utilisée dans d’innombrables films, séries télévisées et jeux vidéos. Version Karl Richter à privilégier, pour l’interprétation et pour bien voir le doigté. Totus Tuus et Miserere (Gorecki, 1987) Pour l’impression d’être présent lors de la visite de Jean-Paul II en Pologne cette année-là, un acte de résistance avec Solidarité, une vague qui prend de l’ampleur (Miserere) pour se donner totalement à Dieu (Totus Tuus, céleste). Ave Verum Corpus (Mozart, 1791) Superbe hymne reconnaissant la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. Version du Vienna Boys Choir, bien catholique et qui élève l’âme. Panis Angelicus (Franck, 1872) La profondeur de saint Thomas d’Aquin et la touche pouur l’orgue de César Franck : que demander de mieux! Le Seigneur pauvre, serviteur et humble qui nous nourrit, pain des anges, pain du ciel. Version du Kin’s College Choir, pour la nostalgie. Tebe poem (Hristov, 1934) Chant bulgare de consécration. Dépaysant et émerveillé. O sacrum convivium (Messiaen, 1937) Encore un texte de saint Thomas d’Aquin qui fait le lien entre l’eucharistie, la passion et la vie éternelle. Et Messiaen l’adapte à l’âme moderne. 4 motets sur des thèmes grégoriens (Duruflé, 1960) D’inspirants chants eucharistiques qui ont sûrement inspirés les chants de Taizé. Version du University of London Chamber Choir. Clin d’œil : le premier motet s’intitule O Salutaris Hostia. Prayer of the Heart (Tavener, 2004) COLLABORATION AVEC BJÖRK, une prière à Jésus alternativement décapante. Vidéos significatifs. Vêpres (Rachmaninov, 1915) La meilleure dernière œuvre religieuse créée dans la Russie prérévolutionnaire. Pour une montée au ciel rapide et durable. Nunc Dimittis (Tavener, 1986) On se croirait avec Syméon (Luc 2, 29-32). Efficace. De Profundis (Pärt, 1981) « Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur » (Psaume 130), compose Pärt quittant l’URSS. De la simplicité sépulchrale au paroxysme de la rédemption. Sylvain Bélec Coordonnateur

L’amour de Dieu et du prochain : Mon bonheur

Le véritable bonheur, dans le christianisme, est initié par la « bonne nouvelle » de la Résurrection du Christ. Le mot grec evangelion, « évangile », ne signifie rien d’autre que « bonne nouvelle ». Alors, il n’est pas des plus surprenants que le premier discours public de Jésus parle de bonheur. En effet, on parle ici du fameux Sermon sur la montagne. Ce texte décrit les neuf « Béatitudes », qui expriment des clés pour atteindre un bonheur. Ce bonheur, Jésus le promet à ceux « qui ont une âme de pauvre », aux « doux », aux « affligés », aux « affamés » et aux « assoiffés », aux « miséricordieux », aux « cœurs purs », aux « artisans de paix » et à ceux qui sont insultés à cause de lui. Étrange, d’une certaine manière, mais voyons-le d’une autre façon : Ceux qui comprendront la misère comprendront la blessure des autres, se détourneront de la satisfaction égoïste de leurs envies, pour s’ouvrir à l’autre, pour s’inspirer des relations avec les autres. Par exemple, une femme qui met un enfant au monde, après son accouchement, oublie ses douleurs et se voit remplie de bonheur à la vue de son enfant. Voilà la satisfaction d’avoir donné la vie. C’est ce qu’a fait Jésus : par son sacrifice, il a sauvé l’humanité. La Résurrection a été une réjouissance pour les chrétiens et les chrétiennes. C’est un vrai bonheur. « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir », dit Jésus. Avoir la satisfaction de partager, une importance à la vie que certains ne vivront, ne connaitront et ne comprendront jamais : Le bonheur. Amélie Gélinas Marieville