Janvier

Porteurs d'espérance avec le Christ

Être porteurs d’espérance avec le Christ, cela veut dire mettre une lumière dans le cœur des personnes qui n’ont plus foi en rien. Il faut montrer aux gens qui ne croit plus en rien que Jésus le Christ est notre Sauveur et qu’il est là dans nos bons moments comme dans nos moments difficiles. Si tu as été une personne qui a vécu des moments difficiles et qui un jour a reçu la lumière du Christ, transmets-la à un e autre personne sans espérance. La mission d’un disciple de Dieu est de transmettre la Parole de Dieu, de montrer le chemin pour aller vers Dieu pour que l’espérance l’emporte sur le découragement. Jennifer Kangui Uni-Terre de Vimont Laval

Arts et spiritualité au cinéma

Continuons avec des apôtres sociaux et des missionnaires notre exploration des films sur des Témoins (II). Amar «Hiver 54, l’abbé Pierre» France, 1989. Bon film sur le prêtre prophète qui a amené le peuple et le gouvernement français à l’appuyer dans la fondation de l’Association Emmaüs pour venir en aide aux sans-abris lors de l’hiver particulièrement rude de 1954. Schiffman «Le moine et la sorcière», France, 1987. Une jeune guérisseuse réussit à convaincre par sa grande générosité un inquisiteur du XIIIème siècle qu’elle n’est pas une sorcière. Le personnage du curé de la paroisse est très inspirant par son ouverture et sa vision de l’Évangile. Coninx «Daens», Belgique, 1992. Superbe biographie d’un prêtre belge qui a lutté pour le suffrage universel et la justice sociale pour les ouvriers au XIXème siècle. Un saint qui n’est pas sur les autels. Ford «Qu’elle était belle ma vallée», États-Unis, 1941. En 1890, le pasteur d’une petite ville minière du Pays de Galles s’engage pour unir dans l’amour toutes les classes de la communauté. Echevarria «Cabeza de Vaca», Mexique, 1991. Biographie du conquistador réduit en esclavage par des Indiens après un naufrage sur la côte de l’Alabama en 1527. Il développe des dons de chaman guérisseur en utilisant des prières catholiques; ce qui lui permet de passer de tribu en tribu et de rejoindre les colonies espagnoles. Sublime histoire vraie d’aventure et de foi. Dansereau «Le festin des morts», Canada, 1965. Bonne evocation de l’histoire des missions indiennes au XVII ème siècle. Bonne réflexion sur l’engagement apostolique. Beresford «Robe noire», Etats-Unis-Canada, 1991. LE film sur les missions jésuites en Huronie. Tout y est : Montagnais, Algonquins, Iroquois, Hurons, difficultés et beautés de l’apostolat. Superbe et fidèle adaptation du roman de Brian Moore Joffé «La mission», Angleterre, 1986. Film sublime d’aventure et d’inspiration sur les missions jésuites du Paraguay au XVIIIème siècle. Missionnaires et Indiens, après avoir édifié ensemble leur version de la cité de Dieu, seront sacrifiés à la politique et à la soif de profit. Une œuvre dérangeante qui renvoie au choix existentiel de l’engagement jusqu’au bout malgré l’échec apparent. Dmytryk «La main gauche de Dieu», Etats-Unis, 1955. Pour survivre à la guerre civile chinoise en 1947, un pilote emprunte l’identité d’un prêtre décédé. Sans célébrer, il protège et prend soin de la mission de façon exemplaire jusqu’à l’arrivée d’un nouveau missionnaire. Grand film avec Humphrey Bogart. Beauvois «Des hommes et des dieux», France, 2010. Chef d’œuvre sur le thème du sacrifice. Un monastère cistercien refuse de fermer et persévère dans sa mission de rapprochement avec les musulmans pendant la guerre civile algérienne des années 1990. La vie intérieure des moines et leur impact sur leur milieu sont traités de façon magistrale. Ils finiront martyrs, dans la dignité en 1996. Histoire vraie traitée avec respect. Sylvain Bélec Coordonnateur

Visite chez les Syriaques

Le 26 novembre dernier, la Communauté St-Hyacinthe a eu la chance de poursuivre son partenariat avec la communauté syriaque orthodoxe de Montréal. Ce dimanche a été l’occasion de renforcer nos liens d’amitié et de fraternité dans l’œcuménisme avec cette Église peu connue. Beaucoup de ses membres sont venu s’installer au Québec dernièrement pour fuir les persécutions antichrétiennes en Syrie. Nous avons débuté notre rencontre en assistant à une messe selon leur rite. Une bonne messe de deux heures, dans trois langues différentes, l’araméen, - la langue du Christ -, le syriaque et l’arabe. Heureusement pour nous, des traductions en français de la liturgie étaient disponibles. Rares sont les Québécois de souche qui participent à leur messe, nous avons donc été reçus très chaleureusement et le visage du Christ illuminait les leurs. Quelle liturgie! Nous avons été touchés par une messe aussi belle, spirituelle, mystique. Beaucoup d’accessoires prolongent le mystère eucharistique, l’encens est utilisé à profusion et les chants étaient superbes, même si on n’y comprenait pas grand-chose. C’est ce qui nous a le plus impressionné, une messe chantée par une chorale céleste. Il y a certaines similarités avec les messes d’avant le concile Vatican II. Par contre, la communion ne se fait pas avec des hosties,- du pain sans levain -, mais avec du vrai bon gros pain! Tous vont communier, même les jeunes bambins, car la première communion est donnée en même temps que le baptême dans ce rite. Nous nous sommes par la suite rendus au centre communautaire syriaque pour souper. Que de bonne nourriture! Nous nous sommes échangés des mets québécois (surtout des desserts au sirop d’érable, croustade aux pommes) et syriens, davantage exotique pour nous. Que de bonnes discussions dans la fraternité et jeu de cartes en soirée. Ces gens font un gros effort pour s’intégrer chez nous et je les félicite, le français s’en vient rapidement. Nous espérons que le partenariat avec cette communauté va continuer pendant longtemps et c’est eux qui vont maintenant venir à Rougemont jouer au hockey et faire de la luge le 13 janvier prochain. En espérant que vous serez des nôtres. François Dufour