Janvier

30 ANS D'EXPÉRIENCE, UN NOUVEL ÉLAN

Un nouvel élan, un Nouvel An À chaque Nouvel An, certains adultes prennent des résolutions. Le Petit Larousse définit les résolutions comme suit: « décision prise avec la volonté de s’y tenir ». Mais par expérience, la majorité des résolutions prises ne sont pas tenues. Le manque de volonté combiné à un train de vie chargé chamboulent nos priorités et ces dites résolutions sont mises de côté. Ce qui se produit avec plusieurs choses dans nos vies très occupées du 21e siècle. On fait ce genre d’oubli avec le Christ entre autres. Probablement un des pires moments puisque le début de l’année signifie que l’on recommence à zéro et que l’on essaie de pardonner afin de pouvoir se donner un nouvel élan. Une étape cruciale de la vie qui devrait être faite en compagnie du Fils de Dieu; une présence qui nous rassure dans ces moments incertains de pardon et d’apprentissage, qui nous aime malgré nos agissements ou nos jugements trop rapidement jetés. Nous avons tendance à oublier le Christ, car on oublie de faire de lui une priorité, dans une partie de notre journée ou de notre semaine. Comme les rois mages autrefois, nous devrions nous aussi offrir des présents au Christ mais cette fois sous forme de prière, de pensée ou même simplement en le portant avec nous dans nos actions. Pour terminer, nous vous souhaitons une nouvelle année remplie de succès, d’amour, de santé, de sérénité, de foi et de confiance envers le Très-Haut tout comme avec vous-même, la nature et les autres, ce qui nous permettra à tous, d’avoir une nouvelle année merveilleuse et un nouvel élan tout autant inspirant. Maryse Rivard Saint-Valérien

Retour sur le camp de communauté

La fin de semaine du 8 décembre, nous avons été quelques participants de la communauté diocésaine (jeunes leaders, animateurs et anciens) de Salut!Terre à nous réunir chez les Soeurs de la Congrégation Notre-Dame à Longueuil, lieu paisible et intériorisant, pour un camp aux visages de plusieurs époques du Mouvement. De fait, en plus d’avoir été accompagnés de Sylvain, notre coordonnateur de tous temps, nous comptions parmi nous une ancienne membre, Melissa Embriaco, qui a participé aux activités de clubs et aux camps durant la fin des années ’90 et dans les années 2000. À l’opposé, nous avions Jennifer, jeune leader en formation, membre d’un club depuis l’année passée seulement. Non, en fait, c’est faux! À l’opposé, nous avions le bébé de Sabrina, au chaud dans le ventre de sa maman! Participer à un camp dans ce lieu nous a permis de faire de belles rencontres. Les religieuses étaient très accueillantes et avaient un bon sens de l’humour! Nous avons été choyés de faire la rencontre de Sr Gilberte Bussière qui a témoigné de son expérience spirituelle alors qu’elle a été enlevée par un groupe extrémiste pendant qu’elle était en mission en Afrique. Au lieu de traumatiser, la captivité a été une occasion de solidarité pour elle et les deux prêtres italiens aussi pris en otages et a permis à ces trois religieux de vivre pleinement l’Évangile en aimant leurs «ennemis», leurs gardiens parfois d’à peine 13-14 ans, s’étant enrôlés par absence d’avenues pour améliorer leurs conditions de vie. Nous avons aussi rencontré Sr Lorraine Caza qui nous a présenté la vie de Sainte Marguerite Bourgeoys, fondatrice de leur communauté religieuse et pionnière des débuts de la Nouvelle-France. Le retour de Melissa dans cette activité à l’occasion du 30e anniversaire de Salut!Terre fut l’occasion de nous rendre compte de l’impact positif que peuvent avoir les animations pastorales de nos camps et des clubs; aujourd’hui catéchiste, Melissa réinvestit des approches issues de ce qu’elle a vécu en camp, telles la méditation et la contemplation à la manière de Saint Ignace, pour rendre ses animations actuelles profondes et signifiantes. Encore une fois, nous avons expérimenté l’habituelle fraternité du Mouvement par les jeux, par l’humour, par une promenade au parc Marie-Victorin et par les animations spirituelles. J’ai particulièrement aimé l’animation de Sylvain sur les oeuvres de la chapelle des Soeurs, une suite de tableaux mettant en parallèle la vie de la Vierge Marie et celle de Marguerite Bourgeoys. Les peintures reflétaient une grande joie, comme celle sur la Visitation, ce qui a contribué à nous préparer à Noël en ce temps de l’Avent. Rachel Comtois, Animatrice du club de Granby

L'homme à la craie

Vendredi le 14 décembre, nous étions présents à l’église de Saint-Césaire, pour regarder le petit spectacle de François Bergeron. L’artiste racontait l’histoire d’Emma à travers son réel talent pour le dessin à la craie. Cette petite fille adorable attendait Noël avec la plus grande impatience, comme certains de nous. Emma vit que son père avait laissé un cadeau juste pour elle en dessous du sapin et elle se demandait : « Mais qu’est-ce que je pourrais donner à papa en retour ? ». Cette fillette trouva une vieille boîte à souliers qu’elle remplit d’amour. Le jour de Noël, quand son père déballa son cadeau, il se demandait : « Mais, Emma, pourquoi une boîte vide ? ». La boîte n’était pas vide. Elle était « remplie de bisous », comme disait Emma. Nous aussi, pour Noël, nous devrions donner de l’amour à notre Père céleste. Ne l’oublions pas en ce temps des fêtes et osons lui dire « Je t’aime ». C’est important de donner quelque chose de sensé à Dieu, car c’est le cadeau le plus important à offrir. Notre vie, notre foi, notre amour. Marie-Anne Dufour, Maylika Robichaud Les Moussaillons Saint-Césaire - Rougemont

L'allégorie de la caverne

Aussi appelé le mythe de la caverne, cette métaphore de Platon est la plus emblématique de toute la philosophie grecque, a été écrite bien avant la naissance du Christ et a servi d’inspiration majeure pour la réalisation du film La Matrice. En résumé, le mythe affirme que chaque homme est comme dans une caverne, il y est prisonnier, attaché avec de grandes chaines, et il fait dos à la lumière. Il ne connait rien d’autre que les ombres des objets qui paraissent sur les murs de la caverne à cause d’un feu. Il se complait donc dans la caverne et il croit que la réalité des choses, ce sont les ombres (ne pouvant pas se mouvoir, il ne voit que les ombres des objets, pas les objets eux-mêmes). Le prisonnier est donc soumis au monde sensible, c’est-à-dire qu’il n’est pas capable d’envisager la vérité en d’autres termes que ce que ses sens lui dictent. Il a donc sa propre conception de la vérité et croit que tout est une question de perception, la vérité serait multiple, relative, imparfaite. Platon et son maitre Socrate croient que nos sens sont trompeurs. Par exemple, dans une même pièce il peut faire froid pour l’un et puis chaud pour l’autre. Certaines illusions d’optique nous font voir tel animal et en font voir un autre pour une autre personne ou encore un poisson dans l’eau peut paraitre plus proche qu’il ne l’est en réalité. Platon veut donc que nous sortions de la caverne pour parvenir à la vérité qui est unique et absolue, soit les connaissances du monde intelligible, le monde des idées. Il faut donc sortir de la caverne et voir le monde tel qu’il est, même si c’est difficile parce que la lumière trop forte nous aveugle. Mais Platon fait le pari que l’on ne peut pas être heureux dans le mensonge. Le moyen qu’il trouve pour sortir de la caverne est la philosophie, soit la pensée rigoureuse et méthodique avec l’usage de la raison, soit la rationalité. On peut très bien critiquer le moyen de Platon parce que la rationalité ne règle pas tous les problèmes du monde, mais n’empêche que je crois que l’allégorie de la caverne est très pertinente dans une optique chrétienne. Suis-je parfois dans une caverne, est-ce que je pense que deux arguments bien détaillés ont la même valeur? Est-ce que je crois qu’il n’y a qu’une seule vérité, qu’elle n’est pas nécessairement dans ce que je vois, mais qu’elle est celle de Jésus qui dit : « Je suis le chemin, la vérité, la vie. » (Jean 14:6)? Puis-je envisager la vérité hau-delà des premières impressions, dans la métaphysique? Est-ce que je réfléchis à ce qui guide ma vie et est-ce que je suis capable de justifier ce que je pense? Est-ce que les écrans (les appareils électroniques) agissent comme une caverne pour moi? À chacun d’y répondre, mais je crois que Platon est le philosophe qui est arrivé à nous poser les meilleures questions en tant qu’homme, je dirais que les Grecs ont le summum de la sagesse humaine. Nous pouvons nous servir de leurs enseignements, mais en tant que chrétiens, nous avons accès à beaucoup plus, soit la Parole de Dieu et le Saint-Esprit qui nous mènent sur le chemin de l’amour, de la foi et de la charité, des valeurs impensables à mettre en action sans la grâce de Dieu, parce qu’elles ne sont pas faciles à vivre. La recherche de Jésus est active, tout comme la philosophie, mais elle est plus sûre parce que Jésus dit lui-même : « Cherchez, et vous trouverez » (Mathieu 7:7). François Dufour Les Moussaillons St-Césaire/Rougemont