Juin

OUVRONS LA PORTE À LA CHARITÉ

L’espoir, c’est la charité Pourquoi allez-nous aider les autres alors que nous pourrions rester chez nous à ne rien faire? Cela s’appelle la charité. L’année s’achève et nous devons déjà penser à l’an prochain, en faisant un lien entre le thème de cette année « Ouvrons la porte à la charité » et celui de l’an prochain « Porteurs d’espérance, avec le Christ ». La charité, c’est être généreux les uns envers les autres. Il faut faire un don de soi en partageant notre amour et en apprenant à porter l’espérance avec le Christ. Comment faire ces deux choses simultanément? En faisant la charité et en propageant la Parole. Nous pouvons donner de l’espoir aux gens en faisant la charité. En voyant nos actions, ils auront espoir dans les générations futures. Disons-nous que si nous ne le faisons pas pour nous-mêmes, nous le faisons pour Dieu et pour les autres. Pour conclure, quand nous propageons la charité en partageant ou en donnant notre amour, nous donnons toujours de l’espoir aux gens car nous sommes alors avec le Christ. Et, en cela, nous sommes porteurs d’espérance. Elisabeth Nafornita-Pal Christopher Brodeur Emmanuelle Casavant Charles Dufour Annabelle Morin

ARTS ET SPIRITUALITÉ EN MUSIQUE

Pour clore cette chronique, quelques œuvres inspirées par des Saints et Saintes. Sonnerie de Ste-Geneviève du mont de Paris (Marais, 1723) Une entraînante sonnerie sans cloche en l’honneur de la sainte patronne de la ville de Paris. Bande sonore du film « Tous les matins du monde ». Version Jordi Savall. Theodora (Händel, 1750) Superbe oratorio (encore meilleur que « Le Messie ») sur sainte Dorothée, martyre du début du IVème siècle lors de la pire persécution par l’Empire romain, celle de Dioclétien entre 303 et 313. L’intensité de l’espérance en l’appui de Dieu au fond de la prison – « As with rosy steps the morn » et « Angels, ever bright and fair » - permet de surmonter le désespoir « With darkness deep » et d’accéder aux promesses de la foi en la résurrection « O that I on wings could rise ». Version Lorraine Hunt. Dialogue des Carmélites (Poulenc, 1957) Touchant opéra sur les victimes chrétiennes de la Révolution française. Ce que donne un mouvement laïque radical. Symphonie 3 (Gorecki, 1977) Cette œuvre obsédante – et qui fait toucher l’éternité – évoque les martyrs polonais de la seconde guerre mondiale aux mains de la gestapo. La prière des mères de ces martyrs s’élève naturellement vers Marie, notre Mère. Version Zinman avec Dawn Upshaw. Beatus Vir (Gorecki, 1979) Psaume sur la vie de saint Stanislas, martyr polonais du XIème siècle. La création eût lieu lors de la première visite de Jean-Paul II dans son pays natal. Énergique et incitant à la résistance. Sylvain Bélec, Coordonnateur

PORTEURS D'ESPÉRANCE, AVEC LE CHRIST

Pour notre dernière réflexion, nous nous sommes demandés ce que le thème de l’an prochain nous dit. Nous avons dans un premier temps fait le tour des thèmes des dernières années : 2015-2016 : Croire, c’est vivre encore + (FOI) 2016-2017 : Ouvrons la porte à la Charité (AMOUR) 2017-2018 : Porteurs d’Espérance, avec le Christ (ESPÉRANCE) Les 3 vertus théologales, et la plus grandes de toutes, c’est la CHARITÉ. Pour notre part, nous nous sommes plus arrêtés sur le mot Espérance qui a attiré notre attention. - Ne jamais perdre Espoir; - Apporter l’Espérance à ceux qui n’en ont pas; - Parler de Jésus aux gens qui manque d’Espérance; -Toujours voir le positif dans chaque activité que l’on fait même si on ne croit pas en cette activité avec les autres. Et là, Ghislain vient nous rejoindre et nous demande de quoi nous discutons… On lui partage alors le thème de l’Année 2017-2018 : « Porteurs d’Espérance, AVEC le Christ ». Bang, tout de suite… Il nous partage cette parole : « Survinrent des gens portant sur une civière un homme qui était paralysé; ils cherchaient à le faire entrer et à le placer devant lui : et comme, à cause de la foule, ils ne voyaient pas par où le faire entrer, ils montèrent sur le toit et, au travers des tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu, devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : « Tes péchés te sont pardonnés ». » Et il termine en nous demandant : C’est quoi être des porteurs? Être porteurs, c’est aller à la rencontre de l’autre; l’accueillir… par un sourire, un bonjour… à l’église… dans notre vie… à l’école… au travail… Et que l’on est tous porteurs de l’AMOUR de DIEU. Et là, comme toujours, Ghislain renchérit : Ce n’est pas banal ce texte-là, vous savez? Il y avait 4 porteurs. Ils ont surpris le paralysé. Ils lui ont fait rencontrer le Christ, pas n’importe comment, en passant par le toît… Réfléchissez à cela! Ils ont changé sa vie… Nous sommes tous des porteurs d’Espérance en aidant les autres. On est une terre missionnaire (réf. au thème de l’année du diocèse de St-Hyacinthe). Avec l’aide apportée aux autres, Jésus nous dit qu’il y a une vie après la mort. Mais comme si ce n’était pas encore assez, Ghislain rajoute : Pouvez-vous faire cela? Et là, à notre stupéfaction, de répondre NON, on ne peut pas faire cela seul, on a besoin du Christ. D’où les 3 derniers mots du thème « AVEC LE CHRIST ». Après notre baptême, notre confirmation, le mariage, l’ordination, rien n’est possible si on ne laisse pas de la place à l’Esprit Saint pour qu’il agisse et nous fasse dire AVEC LE CHRIST. Alors, là tout devient possible. Nous comprenons notre mission… Nous sommes DES TÉMOINS PORTEURS DE CETTE ESPÉRANCE qui allons vers les autres pour leur partager, leur faire découvrir l’amour du Christ. Et l’important, c’est que nous savons que nous ne sommes pas seuls. Le Christ est Avec Nous. Les Moussaillons de St-Césaire-Rougemont

À LA SAUCE SUD-EST

Le 10 mai dernier, notre rencontre de communauté Salut!Terre a eu lieu à la cathédrale de St-Hyacinthe où nous avons eu la chance de participer à une conférence sur les soifs spirituelles des jeunes de notre temps. Nous avons appris à connaitre Mme Delphine Piperni, une jeune femme qui a réalisé un film documentaire intitulé « Les grandes Soifs » (aller poser un j’aime sur Facebook). Ce film est en soit un itinéraire spirituel que l’on peut faire nous-mêmes en le regardant et qui mets en scène 4 jeunes âgés entre 15 et 20 ans. Nous avons regardé des extraits du film et avons pu échanger en petits groupes par la suite sur ce qui nous désespérait dans le drame spirituel des adolescents. Le but était de trouver des solutions à ces problèmes. Nous avons pu constater que beaucoup de jeunes n’ont pas de sens à leur vie et manquent de spiritualité. On ne peut pas leur en vouloir, étant donné que dans la société dans laquelle on vit, il y a peu d’occasion de faire introspection et de découvrir ses valeurs profondes avec Dieu. Les jeunes vont alors essayer de se raccrocher à ce qu’ils peuvent et essayer de trouver un mentor. Par exemple, un jeune de Montréal-Nord du nom de Kevin qui aurait bien pu finir dans la délinquance a formé un groupe de jeunes artistes pour qu’ils puissent s’exprimer librement. Nous avons pu faire plein de beaux parallèles avec Salut!Terre! D’autres jeunes ayant des histoires et des vies bien différentes ont été présenté, comme une jeune algonquienne qui cherche ses origines, une chrétienne qui se cherche et une jeune incapable de s’éblouir pas devant les magnifiques paysages désertiques des États-Unis. Le manque de sens est à la source du manque de motivation, de l’anxiété et de l’incertitude. Heureusement, les jeunes vont découvrir un sens à leur vie et devenir plus heureux… On vous laisse écouter le film par vous-mêmes! Jamais, à aucune autre période de la vie, la chance de se trouver et la possibilité de se perdre n'ont été si aiguës. (À propos de l’adolescence) François Dufour St-Césaire-Rougemont

UN NOUVEL ENGAGEMENT!

Samedi le 13 mai dernier, la communauté Salut!Terre eu l'honneur de rencontrer des syriaques orthodoxes qui sont arrivés au Québec il y a environ 1 ans. Ils ont dû quitter leur pays à cause de la guerre et de la persécution. Cette rencontre a été possible grâce à l'organisme : Aide à l'Église en Détresse. Cet organisme nous a permis de vivre cette journée pleine de fraternité, de découvertes et de compassion. Notre journée fut bien remplie. Nous avons pu visiter une exposition de dessins faits par des enfants d'Alep. Je ne peux même pas croire que des enfants peuvent dessiner des choses aussi terribles que la guerre! Moi à cet âge, je dessinais des papillons et des maisons. Nous avons ensuite partagé un repas fraternel en étant, bien sûr, assis comme en camp : dans ce cas-ci, un Salut!Terrien , un Syriaque , un Salut!Terrien , un Syriaque… ce qui a facilité les contacts. En après - midi, nous avons pu entendre le touchant témoignage d'une jeune religieuse syriaque. Elle nous a parlés de ce qu'elle avait vécu en Syrie lorsque l'État Islamique est arrivé, le peu de ressources qu'ils avaient, les horreurs de la guerre, la force intérieure puisée dans la foi. Nous avons terminé cette journée en chantant tous ensemble des chants en français, en anglais, en latin, en arabe et en araméen (la langue de Jésus). Et WOW! Comme le Notre Père est magnifique lorsqu'il est chanté dans la langue de Jésus. Je crois que ce fût mon moment préféré de la journée avec le témoignage qui, je l'avoue, m'a fait verser quelques larmes. Cette rencontre à rendu plus concret tout ce que nous voyons aux nouvelles. Quand ça reste à la télévision, on peut se dire que c'est loin et qu'il n'y a pas de danger. Mais quand une personne te raconte ce qu'elle a vécue, tu n’as pas le choix de prendre conscience que ce n'est pas si loin que ça et que malheureusement, tout peut arriver. Ce fut une rencontre merveilleuse et j'espère qu'il y en aura d'autres. Audrey Caron St-Césaire-Rougemont