Novembre

OUVRONS LA PORTE À LA CHARITÉ

La base de la charité, c’est de poser des gestes de solidarité par amour pour les gens qui nous entourent. La vraie charité n’est pas forcée. C’est un acte de bonté, un don de soi libre et gratuit, qui vise le bien d’autrui. Nous aidons les autres pour qu’ils soient plus heureux. Par le fait même, cela nous rend heureux aussi; et par conséquent, nous nous sentons utiles. En nous engageant, par exemple en passant la guignolée, nous contribuons également à créer des ponts dans une société où l’on bâtit des murs. Vivre la charité, c’est vivre à la manière de Jésus. Il faut laisser Jésus entrer dans nos vies en lui ouvrant la porte. Nous avons aussi à déverrouiller nos cœurs par la miséricorde et le pardon. À nous maintenant d’ouvrir la porte de la charité… Comme les missionnaires le font dans le monde, à nous d’aller porter l’amour à nos frères et sœurs. Les Moussaillons de St-Césaire

ARTS ET SPIRITUALITÉ EN MUSIQUE

Novembre : mois des morts. Un bon moment, dans « les sanglots longs des violons de l’automne » (Verlaine), pour établir le choix d’œuvres de qualité qui prennent les tons de chagrin et d’espérance de la messe des morts : REQUIEM 3e leçon des ténèbres (Couperin, 1714) Intense, digne et roucoulant duo d’anges. Composé à l’origine pour le recueillement du Mercredi Saint des religieuses du couvent de Longchamp. Le morceau exprime la solitude du Christ abandonné par ses apôtres. Messe de Requiem (Campra, 1722) Le deuil sublimé par une berceuse énergique pour le défunt : belle image de la consolation divine. Funeral Anthem (Händel, 1737) Après une grave introduction à l’orgue, la chorale nous fait passer de la détresse à la confiance, pour le salut de la reine Caroline et en la promesse générale de la récompense promise à la vertu. Requiem (Mozart, 1791) Un des plus connus. Utilisé dans de nombreux films pour son côté dramatique. Composé l’année même de la mort de Mozart. La version Karajan en fait ressortir toute la puissance. Marche funèbre (Chopin, 1837) Celle que l’on chantonne naturellement lorsque ce thème émerge. Musique funèbre à la mémoire de Weber (Wagner, 1844) Belle musique qui évoque la bonté d’un compositeur qui a influencé l’auteur. Requiem (Fauré, 1888) UN DES PLUS BEAUX : sobre et simple, paisible et doux. À privilégier : la version du King’s College Choir, surtout pour le « Pie Jesu » et le « In Paradisum » où on ressent le repos éternel. Fauré percevait la mort « comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur dans l’au-delà., plutôt que comme un passage douloureux ». 2 mélodies sérieuses opus 77 (Sibelius, 1916) 2 belles et courtes prières pour violon : « Réjouis-toi, mon âme » et « De tout mon cœur ». L’âme s’élève avec ferveur, quiétude et force, à travers son hiver. War Requiem (Britten, 1962) Toute la tragédie de la mort à la guerre. Composé pour la consécration de la cathédrale de Coventry, détruite pendant la seconde guerre mondiale. Et expecto resurrectionem mortuorum (Messiaen, 1965) « Et j’attends la résurrection des morts », créé pour les morts des 2 guerres mondiales : moderne et intériorisant. Cantus in memoriam Benjamin Britten (Pärt, 1979) Membre de l’école minimaliste spirituelle, Pärt hypnotise par ses cordes et appelle par ses cloches pour rendre hommage à la pureté de la musique de Britten. Song for Athene (Tavener, 1993) Autre membre du minimalisme spirituel, Tavener a écrit ce choeur diaphane et serein en mémoire d’une amie de sa famille. Repris lors des funérailles de la princesse Diana. Funeral Canticle (Tavener, 1996) ATTENTION : CHEF D’ŒUVRE! Encore un chœur monastique, mais encore plus obsédant et qui se déploie vers toujours plus d’altitude céleste. Sylvain Bélec

CAMP LEADERSHIP I

La fin de semaine des 14,15 et 16 octobre derniers avait lieu le camp leadership I. Cette année, il y a 8 jeunes leaders en formation : François Dufour et Charles-Étienne Grégoire de Saint-Césaire, Amélie Gélinas et Alexandra Tanguay de Marieville, Gabrielle Thibault et Aryanne Giguère de Saint-Pie et, finalement, Vincent LeBlanc et moi-même, Éliane Bolduc, de Saint-Valérien. Durant ce camp, nous avons été animés par Sylvain et Martine, qui ont su être présents pour nous à n’importe quel moment lorsque nous avions des questions. Ils nous ont également aidés à développer notre leadership en nous guidant lorsque nous n’utilisions pas les bonnes méthodes en groupe. Ils nous ont également donné des trucs pour réaliser les forces et les faiblesses que nous avons et pour développer notre plein potentiel. Pendant toute la fin de semaine, à travers les différents jeux et ateliers, nous avons appris plusieurs choses sur nous-mêmes. Nous avons pu travailler sur nos objectifs personnels, tirer profit de nos forces et nous améliorer au niveau de nos faiblesses. Nous avons également appris comment nous faire entendre et comment faire de la discipline. Nous avons également eu la chance de constater quelles étaient nos caractéristiques en tant que groupe. Par exemple quelles étaient nos priorités. Bref, ces trois jours ont permis à tous les jeunes leaders en formation d’apprendre beaucoup sur différentes choses. Nous avons également déterminé quand et avec qui notre stage se déroulerait. Nous avons pris beaucoup de temps durant ce premier camp de leadership pour vous préparer des soirées de jeux amusantes aux camps Emmaüs, Le Semeur et Zachée. Nous nous sommes également préparés pour les tâches spécifiques que chaque équipe aura dans son camp de stage. 3 jeunes leaders vous animeront à Emmaüs, 2 au Semeur et 3 autres à Zachée. Nous avons tous très hâte de vous présenter le fruit de notre dur travail et de voir si vous allez apprécier. Je suis convaincue que vous allez aimer vos prochains camps, car nous avons travaillé très fort pour trouver des activités intéressantes à faire durant les soirées de jeux. Ce camp nous a permis de tisser des liens très forts avec tous les autres jeunes leaders en formation dans notre groupe. Nous sommes maintenant à l’aise de travailler avec tous les autres. De plus, nous avons choisi nos équipes de stage de façon à ce que nous travaillions avec des gens que nous connaissons moins. Chaque équipe est composée de membres de 2 ou 3 clubs différents! En bref, nous avons passé un très beau camp de leadership I. Nous sommes tous en préparation pour notre camp de stage et sommes tous très impatient de vous animer. Nous avons également tous très hâte de nous retrouver pour finaliser notre formation au camp leadership II qui aura lieu les 7,8 et 9 avril. Éliane Bolduc Team Holy Spirit de St-Valérien

DES CHRÉTIENS, TÉMOINS DE LA CHARITÉ

1. Mère Teresa, une sainte de notre temps 1 Mère Teresa de Calcutta a été canonisée à Rome le 4 septembre dernier durant l’Année sainte de la miséricorde. À la suite de Jésus, elle aura été un visage crédible de la miséricorde du Père pour notre temps. Elle se présentait ainsi, non sans humour : «De sang, je suis albanaise, de citoyenneté, indienne ; de religion, catholique ; par ma mission, j’appartiens à tout le monde ; mais mon cœur n’appartient qu’à Jésus». Sa spiritualité pourrait se résumer en trois mots : Tout pour Jésus. Agnès Gonxha Bojaxhiu naît le 26 août 1910 de parents albanais à Skopje en Macédoine. Elle est baptisée le lendemain. Son père Nikolle meurt subitement lorsqu’elle a neuf ans. Sa mère Drana va s’occuper de la famille qui compte trois enfants. Son désir d’être tout à Jésus croît avec les années et l’entraîne à devenir postulante à dix-huit ans chez les Sœurs de Notre-Dame de Lorette, appelées aussi « Dames Irlandaises », très actives en Inde. Elle part pour Dublin apprendre l’anglais et commence son noviciat en Inde. Elle prononce ses vœux définitifs dans l’ordre de Lorette le 24 mai 1937. En avril 1942, elle prononce un vœu privé : donner à Jésus tout ce qu’il peut demander, ne rien lui refuser. Ce vœu s’inspirait de la petite voie de confiance de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Elle a d’ailleurs choisie son nom comme sœur en communauté parce que Thérèse faisait des choses ordinaires avec un amour extraordinaire. Pour les deux Thérèse, la sainteté n’est pas destinée à une élite, elle s’adresse à tous. Mère Teresa montrait par l’exemple que c’est l’intensité de l’amour que nous mettons dans nos gestes qui les rendent beaux aux yeux de Dieu. Cette joie du don ouvre les cœurs blessés à la tendresse et répond à la soif de Jésus qui veut être tout pour tous. Johanne Petit Montréal, Villeray ________________________________________________________________ 1 Tiré de Jacques Gauthier, Mère Teresa : une sainte des ténèbres, site web : http://www.diocesemontreal.org/blogues/blog/2016/08/

À LA SAUCE SUD-EST

« J’aurais donc dû! » J’aurais donc dû appeler mon ami que ça fait longtemps que j’ai pas vu! J’aurais donc dû faire mes devoirs à temps! J’aurais donc dû recruter des nouveaux membres dans mon club! J’aurais donc dû lui parler de … ! J’aurais donc dû lui démontrer que je l’aimais! J’aurais donc dû aller à l’église dimanche passé! J’aurais donc dû ouvrir la porte à la charité! J’aurais donc dû nettoyer ma chambre! J’aurais donc dû… « Vis comme si tu devais mourir demain… Apprends comme si tu devais vivre toujours », répond Gandhi à nos interminables interrogations et procrastinations. Ainsi, noir sur blanc, il faut faire ce qu’on a à faire sans le reporter au lendemain. Autrement dit, il faut vivre notre vie pleinement chaque jour en étant totalement conscient que l’on peut prendre notre temps pour faire nos choses et donner du temps à ceux et à ce que l’on aime. Mais que pouvons-nous faire concrètement pour donner vie à toutes ces bonnes intentions? Car si elles ne germent pas, elles ne donneront jamais de fruits et ne changeront pas le monde. Alors qu’attendons-nous pour entrer en action? Pour faire le bien que nous aimons et le bien que nous apprendrons à aimer? Donc je compte vivre pleinement en … m’informant sur l’actualité, en jouant plus de musique et en lisant davantage! Je vais partager la Bonne Nouvelle, je vais aller à l’église! Nous nous engageons à bâtir une terre nouvelle! La Communauté Salut!Terre St-Hyacinthe