Septembre

Porteurs d'espérance avec le Christ

Salut!Terre met sa 29ème année d’existence sous le signe de la vertu théologale qui a toujours soutenu son action : l’espérance. Si nous nous engageons, c’est que nous croyons et que nous espérons que nos activités vont vraiment faire une différence dans nos milieux et préparer progressivement l’avènement du Royaume de Dieu. Bien sûr, nous espérons le bonheur de la vie éternelle avec la Trinité et l’assemblée des sauvés, grâce à la victoire du Christ sur la mort. Mais, ce bonheur, nous voulons commencer à le vivre et à le bâtir ici et maintenant, avec les hommes et les femmes de bonne volonté. Cette espérance nous donne donc le courage de lutter pour la justice, avec la certitude que Dieu ne laissera pas nos efforts se perdre en vain. L’art porte et attise l’espérance, en la représentant symboliquement comme une ancre ou une barque. Dans Salut!Terre, nous sommes dans le bateau des croyants. Lesquels savent que Dieu leur permettra de s’ancrer en Lui en situation de difficultés. À notre tour, soyons ainsi des ancres pour notre prochain en crise et des barques qui ne coulent pas dans leur périple vers la communion universelle. Sylvain Bélec Coordonnateur

Arts et Spiritualitéau Cinéma

Cette année, cette chronique vous proposera des films de répertoire à sujets chrétiens accessibles à la télévision, au club vidéo ou sur internet, à visionner seul, en groupe ou en club quand on a assez de temps. Pour commencer l’année chronologiquement et avec le thème du Peuple de Dieu : L’Ancien Testament et les premiers chrétiens. Kubrick « 2001, l’odyssée de l’espace » Etats-Unis, 1968. Un film très esthétique de science-fiction métaphysique où un monolithe – métaphore divine – change le cours de l’histoire et détermine l’évolution de l’univers vers un retour à son origine. De Mille « Les 10 commandements » Etats-Unis, 1956. Le film à grand spectacle sur l’Exode. Moïse, prophète libérateur, prend la tête du peuple élu à qui il transmet la Loi et l’espoir de la Terre Promise. L’alliance privilégie les justes et non les forts, la volonté de Dieu et non la raison d’état. Kieslowski « Tu ne tueras point » Pologne, 1987. Ce cinéaste a fait 10 films sur le Décalogue, les 10 commandements. Ce commandement est illustré par le meurtre gratuit d’un chauffeur de taxi désagréable dont l’auteur subira la peine de mort. Dérangeant. Kieslowski « Brève histoire d’amour » Pologne, 1989. Ou « tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain » avec un jeune homme qui espionne sa voisine. Une relation véritable ne se réalisera jamais. Kieslowski « Un seul Dieu tu honoreras » Pologne, 1993. Kieslowski frappe fort en dénonçant le culte des vedettes de cinéma. Griffith « Judith de Béthulie » Etats-Unis, 1914. Beau film muet sur l’héroïne biblique qui décapite le général ennemi. Koster « La tunique » Etats-Unis, 1953. Marcellus, tribun romain qui a dirigé l’exécution de Jésus, récupère la tunique de celui-ci. Il choisira de mourir décemment en chrétien avec Diana plutôt que de vivre en païen sous Caligula. Le Roy « Quo vadis » Etats-Unis, 1951. Magnifique film qui respecte le beau roman de Sienkiewicz (prix Nobel). L’amour d’un romain et d’une chrétienne survivra à la persécution de Néron, après la conversion difficile du romain et de belles scènes avec saint Pierre. Fleischer « Barabbas » Etats-Unis, 1961. LE film sur l’époque des martyrs, avec un Barabbas « côté obscur du Christ » et progressivement converti qui est condamné aux mines, devient gladiateur, avant d’être accusé de l’incendie de Rome et de finir crucifié en payant ainsi sa dette par l’imitation de Jésus-Christ. De Felice « Constantin et la Croix » Italie, 1961. Rare film sur cette période de la conversion de l’Empire romain au Christianisme. Sobre et authentique. Sylvain Bélec Coordonnateur

Kitcisakik 2017

Le lundi 14 août, notre groupe de 7 personnes partait de Montréal pour une petite aventure de 7 jours. Nous nous appelons Michel Desjardins, Linda Kelly, François Dufour, Audrey Caron, Rachel Comtois, Éliane Bolduc et Sylvain Bélec. Nous avions bâti ensemble un projet nommé le «Projet Kitcisakik», qui avait pour but de créer des liens avec la communauté algonquine de Kitcisakik, située en Abitibi. Nous y allions aussi pour préparer les jeunes de là-bas à la première communion et à la confirmation. Nous sommes finalement arrivés le lundi soir après une longue journée de route. Nous avons été très bien accueillis par sœur Renelle Lassalle, la femme enjouée, dynamique et souriante qui nous hébergeait chez elle pour la semaine. Ce n'était que le début de l'accueil chaleureux que tous les Algonquins présents à leur camp d'été nous ont offerts. Nous avons été très occupés. Nous avons nettoyé l'église, fait brûlé des branches d'arbres morts qui étaient sur le terrain, pratiqué la pêche au filet, fait plusieurs sketchs pour illustrer la vie de Jésus aux enfants qui allaient faire leur première communion, joué avec les enfants, contribué à rénover une terrasse pour manger, décoré la porte d'une salle communautaire qui avait été rénovée par un précédent Projet Kitcisakik et bien plus encore. Nous avons vécu plein de belles expériences durant cette semaine chargée. Nous avons été agréablement surpris du bon goût de la nourriture faite avec amour par Monique, notre chef cuisinière préférée. Elle n'a pas officiellement ce titre, mais elle le mériterait amplement avec ses exquises croquettes de doré. Elle a cependant le titre de professeure et c'est avec patience et persévérance qu'elle nous a enseigné comment reproduire sa délicieuse bannik (le pain algonquin). Ce désir d'enseigner n'est pas seulement caractéristique de Monique: toute la communauté est prête et éprouve du plaisir à transmettre ses connaissances. Nous avons pu l'observer dans la détermination d'un des Algonquins à nous montrer un jeu de carte très compliqué nommé le «45». Grâce à lui, nous avons pu comprendre et avoir du plaisir à jouer aux cartes ensemble. Lorsque nous discutions de ce que nous allions intégrer dans cet article, nous ne pouvions nous empêcher de vous faire part du discours d'Alfred, le neveu de Monique, dont nous avons parlé plus tôt dans l'article. Son discours a eu lieu durant la messe du dimanche, devant un petit groupe de personnes y assistant et devant l'évêque du diocèse de Rouyn-Noranda. Il nous a dit que, malgré le fait qu'il n'y a plus beaucoup de monde qui se rend au village d'été et malgré les problèmes sociaux, il ne perd pas espoir. Il croit encore que la situation peut et va s'améliorer. Il est conscient qu'il ne peut pas forcer les gens à continuer les traditions et à vouloir restaurer l'esprit de communauté, mais il garde espoir que la volonté des gens à réparer ce qui a été brisé va venir d'elle-même. Sa foi inébranlable en sa communauté nous a beaucoup émus. L'une des membres de notre groupe, Éliane Bolduc, s'est faite confirmée à Kitcisakik durant la messe du dimanche lors de notre séjour. Ses parents ne voulaient pas qu'elle se fasse confirmer avant d'avoir 16 ans, c'est pourquoi elle ne l'était pas encore. En décidant de participer au Projet Kitcisakik, elle a pensé que ce serait une bonne idée de se faire confirmer avec les autres jeunes de là-bas, pour créer un lien encore plus spécial avec eux. Elle s'est aussi dit que ce serait une façon de se faire confirmer très spéciale et qu'elle resterait à jamais un moment particulier et cher à son cœur. L'équipe du projet a donc fait les démarches pour que cette idée qu'elle avait eue se réalise. Finalement, tous les gens qui devaient donner leur accord l'ont donné et la confirmation a pu être possible. Finalement, aucun jeune algonquin ne s'est fait confirmer avec elle, mais ce fût quand même une expérience vraiment spéciale d'être la seule à se faire confirmer. Comme elle était la seule, elle avait des tâches spéciales à accomplir durant la messe, elle a donc raconté, et non lu, le texte biblique de la Pentecôte. Elle a aussi dû aller à l'avant une deuxième fois pour dire à tout le monde pourquoi elle voulait se faire confirmer. Voici ce qu'elle a répondu: "Depuis que je suis toute petite, la religion catholique fait partie de ma vie. J'avais deux ans et je parlais à Jésus quand j'étais fâchée contre ma mère. J'ai grandi en apprenant à connaître Jésus et Dieu à travers le temps. Mais j'avais l'impression de bien connaître Dieu et Jésus, alors que le Saint-Esprit était toujours vague dans ma tête. Hier, j'ai appris les sept dons de l'Esprit, une des nombreuses choses que le Saint-Esprit nous donne. À travers ma confirmation, je veux apprendre à connaître mieux le Saint-Esprit au quotidien et ne plus jamais m'éloigner de Dieu et de Jésus comme j'ai pu le faire auparavant. Aussi, je m'engage déjà dans l'Église avec le Mouvement Salut!Terre, dont font partie tous les gens qui sont venus ici, et je fais la catéchèse aux jeunes de 5 à 7 ans dans ma paroisse. Mon engagement est déjà présent, mais je voulais que, par la confirmation, il devienne officiel aux yeux de tous et qu'il devienne de plus en plus grand à travers le temps." L'évêque l'a ensuite confirmée devant la petite assemblée d'environ une quinzaine de personnes avec un des membres du groupe en guise de parrain de confirmation. Ce fût une expérience inoubliable pour elle. Sa famille biologique n'était pas là, mais les gens qui étaient présents représentaient sa deuxième famille et elle avait une place très importante dans son cœur. C'est dans ces conditions qu'elle a vraiment réalisé que les chrétiens sont comme une géante famille et que nous sommes tous des frères et sœurs dans la foi. Quand l'évêque a posé les mains sur elle, elle a vraiment senti une force nouvelle l'envahir. Elle a senti quelque chose de nouveau entrer en elle et c'est à ce moment qu'elle a compris encore un peu plus ce qu'était le Saint-Esprit. Elle apprendra encore et encore à découvrir la Sainte Trinité tout au long de sa vie. Maintenant qu'elle a été confirmée, sa volonté d'être une catholique accomplie s'est renouvelée. Elle sait également que sa grande famille de chrétiens sera toujours là pour l'éclairer dans les moments plus difficiles. Nous allons le répéter encore une fois, mais ce fut une expérience inoubliable pour elle et elle restera à jamais gravée dans sa mémoire et dans son coeur. Nous vous racontons plein de belles choses, mais n'allez pas croire que la vie à Kitcisakik est facile! Au contraire! Nous avons nous-mêmes pu observer de graves problèmes sociaux tels qu'un taux de suicide trop élevé et une toxicomanie assez répandue dans la communauté. Malheureusement, même si la communauté voulait réduire les problèmes sociaux, ils n'auraient pas les ressources nécessaires pour y arriver. En étant conscients de cette situation, nous essayons du meilleur de nous-mêmes d'appliquer ce que nous considérons comme le but principal de tous les «Projet Kitcisakik» au fil du temps: apprendre à bâtir ensemble des ponts entre Indiens et Blancs pour se réconcilier, se pardonner et vraiment apprendre à connaître la culture et les coutumes de l'autre sans essayer de les changer. Bien entendu, cela demande énormément de temps, mais les effets bénéfiques de cet objectif commun se font ressentir, car nous devenons des amis et nous sommes heureux de nous revoir année après année. Nous sommes désolés de la longueur de cette article, mais il est difficile pour nous de prendre conscience du temps nécessaire pour le lire, puisque nous revenons d'un endroit où la notion du temps n'existe pas. Là-bas, personne n'est en avance et personne n'est en retard. On arrive quand on arrive et on repart quand on repart. Les gens sont contents de te voir peu importe le temps que tu passes avec eux. Quand tu pars, les gens ne sont pas tristes, car ils savent que tu reviendras. Ils ne savent pas quand, mais ils savent qu'ils te reverront. Notre groupe était tout habitué à vivre à la course, à regarder l'heure à toutes les deux secondes et à stresser par peur de manquer de temps. Cette absence de notion du temps nous a vraiment fait du bien. Nous n'avons pas du tout vécu de stress pendant une semaine entière. Ça a tellement fait du bien! Ce phénomène que nous venons de vous expliquer a un nom: l'«Indian time». On peut le décrire comme une attente continuelle, mais habituelle et normale. Et puis, de toute façon, l'«Indian time», ça ne se décrit pas, ça se vit! Finalement, grâce à nos belles expériences et malgré les moins bons moments, nous avons passé une belle semaine de ressourcement. Nous nous sommes intégrés à leur culture et leurs coutumes. Nous nous sommes enrichis mutuellement. Sans téléphone, sans ordinateur, sans télévision, nous sommes revenus à la base de la vie par l'écoute, l'entraide et le partage. C'est une expérience que nous garderons en mémoire toute notre vie. Kitci Migwec! (Très grand merci!) La gang du Projet Kitcisakik 2017

Histoire statistique du Comment-Terre

1992 24 pages 2004-05 116 pages 1992-93 48 pages 2005-06 100 pages 1993-94 100 pages 2006-07 92 pages 1994-95 96 pages 2007-08 96 pages 1995-96 96 pages 2008-09 128 pages 1996-97 112 pages 2009-10 120 pages 1997-98 112 pages 2010-11 108 pages 1998-99 132 pages 2011-12 116 pages 1999-00 144 pages 2012-13 108 pages 2000-01 112 pages 2013-14 120 pages 2001-02 128 pages 2014-15 72 pages 2002-03 120 pages 2015-16 72 pages 2003-04 104 pages 2016-17 104 pages Quelle remontée! Continuons sur cette belle lancée!